Socialisme, féodalisme et théocratie (3/3)
Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l'Essone (plus connu sous le nom de M. Y) se répand partout avec son discours chargé d'inepties, d'approximations et d'ignorances, mêlé à une ou deux vérités. Après le prétexte, le Ménard suspect, il réécrit l'histoire tibétaine en s'inspirant sans scrupules des arguments énoncés par Hu Jintao et ses amis du PC chinois. Un régal !
- "Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle" : M. Y est inculte et profite de notre ignorance pour diffuser sans vergogne l'argument mensonger des autorités chinoises qui justifient ainsi leur invasion du Tibet. Son assertion est totalement fausse.
Petit rappel historique pour ceux que ça intéresse. Comme l'explique Laurent Deshayes (professeur diplômé en géostratégie et relations internationales, auteur d'une Histoire du Tibet chez Fayard) la Chine impériale a, certes, toujours été une pièce maîtresse de ce qui se jouait au Tibet mais pas le maître des lieux.
Au XIe siècle, les Tibétains et les Mongols ont noué une relation dite de "religieux-protecteur".
Dans cette relation qui échappe entièrement aux concepts politiques occidentaux, les pouvoirs étaient égaux entre les deux hommes mais s'exerçaient dans deux domaines différents (vie spirituelle et vie matérielle). Contrairement à ce qu'un auditeur de France-Inter disait dernièrement, les moines n'avaient donc pas droit de vie et de mort sur les serfs puisqu'ils n'exerçaient pas ce pouvoir.
Mongols, dynastie des Ming (1368-1644) puis dynastie mandchoue des Qing (1644-1912) ont joué les protecteurs et profité du prestige du Dalaï Lama sur l'ensemble de l'Asie continentale. Pour autant, le Tibet s'administrait seul. La construction du Potala (ordonnée en 1645) en est la preuve. Cet immense palais était divisé en deux parties : le palais blanc réservé à l'administration du territoire ; le palais rouge aux fonctions religieuses.
C'est au XVIIIe siècle que les tentatives de contrôle du Tibet par l'empire chinois ont été les plus nombreuses. L'empereur considèrait en effet que le Tibet faisait partie intégrante de l'empire. A cette époque, le Kham oriental et l'Amdo ont d'ailleurs été inclus dans le cadre administratif provincial chinois. Cette tutelle a peu été remise en question au cours du siècle parce qu'elle était avant tout symbolique.
En 1793, une tentative d'établir un protectorat a échoué parce que la Chine n'avait pas les moyens de sa politique et que les Tibétains n'accordaient aucun crédit à l'autorité chinoise. "Que la Chine ait unilatéralement déclaré que le Tibet est une de ses provinces ne suffit donc pas à en faire un pays dépendant de Pékin" écrit Laurent Deshayes. D'autant qu'à cette période la Chine n'arrivait même pas à assurer son devoir de protection.
Mais la situation en Asie a évolué (Britanniques en Inde ; Russes en Mongolie) et le Tibet ne s'en est pas préoccupé, se croyant à l'abri de toutes ces tensions. Résultat, en 1890, la Grande-Bretagne et la Chine ont signé un traité fixant les frontières entre le Tibet et le Sikkim (petit royaume sous protectorat anglais) sans le Tibet. Le Pays des neiges souffrait à cette époque d'une absence de dirigeants (les 9e, 10e et 11e Dalaï Lama sont morts jeunes) et de luttes d'influence, ce qui a abouti à une reconnaissance officielle par le droit international de la tutelle chinoise pourtant inexistante. La situation est si grave qu'en 1913, le 13e Dalaï Lama se sent même obligé de rappeler au monde que son pays est indépendant. Peine perdue.
- "Parler "d'invasion" en 1959 pour qualifier un événement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant" : Ce qui est aberrant c'est que M. Y ait le culot de jouer les historiens alors qu'il n'a aucune connaissance même en histoire contemporaine ! C'est en 1950 que les troupes communistes chinoises ont envahi le Tibet et non en 1959 !
Féodalisme
- "Le régime chinois a décidé d'abolir le servage au Tibet" : ou comment travestir la réalité. Oui, le Tibet était un état féodal. Oui cela sous-entend qu'il y avait des serfs à la merci des grands seigneurs locaux (laïcs et non religieux) avec tout ce que cela implique comme exactions et injustices. Mais mettre au crédit des communistes chinois la fin de ce régime est une réécriture nauséeuse et abjecte de l'histoire de ces dernières années. M. Mélenchon reprend ici un des arguments favoris du PC chinois.
C'est omettre que le Dala¨Lama n'avait que 15 ans en 1950 et que l'âge requis pour diriger était de 18 ans comme le voulaient les lois du Tibet. S'il a finalement été intronisé plus tôt en raison des événements, il n'a jamais eu la possibilité de réformer son pays comme il l'avait souhaité et dit. Craignant pour sa vie, il a dû fuir en 1959.
C'est donc en Inde, à Mac Leod Ganj, près de Dharamsala, où s'installe le gouvernement tibétain en exil qu'il met en place un certain nombre de réformes (projet de constitution en 1961, réformée en 1963, renforcée en 1991 et aménagée en 2001) ; un parlement est ainsi créé en 1960 ; en 1963, les pouvoirs exécutif et législatif sont séparés ; les députés sont directement élus par les Tibétains en exil ; en 1991, le pouvoir judiciaire devient un pouvoir séparé et les députés élisent les membres du gouvernement jusqu'alors désignés par le Dalaï Lama ; en 2001, le Premier ministre est élu au suffrage universel direct par les membres de la communauté en exil ; etc.
- "L'autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendu paradis de la non-violence" : Ah oui, la fin de ces éternelles guerres intestines, luttes seigneuriales et religieuses qui ont ensanglanté le pays et l'ont presque livré aux Chinois sans résistance. Pour quoi ? Pour d'autres horreurs bien pires encore. La peur dans les yeux, la cruauté et la méfiance partout et à chaque instant, les déportations dans les camps de travail (laogai), la confiscation des céréales, la famine, l'élimination massive des "contre-révolutionnaires", les exécutions sommaires, les viols, les avortements forcés, les accouplements contraints sur la place publique entre moines et nonnes, les thamzing (ces horribles jugements populaires appliqués par les communistes chinois à la population et aux prisonniers tibétains au cours desquels jamais l'armée ne se chargeait de frapper à mort un individu mais obligeait les voisins, amis, frères, soeurs, pères, mères, fils ou filles à le faire), les transferts de populations, les villages et les milliers de monastères rasés, le patrimoine culturel et religieux ancestral détruit, etc.
Et aujourd'hui, toutes ces ignominies n'ayant pas eu raison des Tibétains, les autorités chinoises ont activé la sinisation à outrance du Tibet pour qu'enfin sa culture et son identité soient définitivement rayées de la carte du monde. Oui, c'est sûr il a raison ce Mélenchon, la "libération pacifique du Tibet", selon la rhétorique chinoise, a sauvé ce Pays des neiges moyenâgeux de la démocratie.
Théocratie
- "Un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet", "la version tibétaine de la charia" : Oui le Tibet s'apparente à une théocratie puisque le Dalaï Lama est à la fois le chef spirituel et temporel du Tibet (depuis 1578). Doit-on à ce titre tolérer les massacres, le génocide culturel, la répression, l'invasion ? Que fait M. Y du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ?
Il est proprement impossible de comprendre le Tibet et les Tibétains avec nos acquis culturels de Français laïcs. Il faut mettre entre parenthèses nos préjugés pour pouvoir observer objectivement cette société totalement imprégnée d'une spiritualité absconse pour nos esprits cartésiens. Faire un parallèle avec l'islam ou "l'Ayatollah Khomeiny" s'avère alors d'une ineptie honteuse. D'abord parce qu'à vivre au côté des Tibétains exilés, on découvre qu'ils aiment fondamentalement et avec ferveur leur leader spirituel sans autre contrainte que celle de leur héritage culturel. Rien ne les oblige à suivre le Dalaï Lama, d'ailleurs le congrès de la jeunesse tibétaine est en désaccord avec lui puisqu'il réclame l'indépendance et non l'autonomie et critique la "voie du milieu", le sacro-saint dialogue avec la Chine prôné sans faille par le Dalaï Lama.
Mélenchon aurait dû prendre le temps de les cotôyer, de les écouter et de les découvrir avant de les juger. Il aurait vu et compris qu'on ne peut comparer ce régime à celui de l'Iran. Il n'y a pas de "charia" dans le bouddhisme, pas de dogmes, ni de prosélytisme. Mais oui il y a de la spiritualité à tous les niveaux, dans tous les gestes et actes quotidiens de la vie. C'est un élément constitutif et incontournable de leur culture et de leur existence. Une évidence. Cette spiritualité les accompagne et les guide de la naissance à la mort. Elle s'exprime dans des rituels et des habitudes qu'on peut avoir du mal à saisir. Elle rythme et façonne chaque instant de la journée, de la semaine, de l'année. Les images du Dalaï Lama et d'autres bouddhas trônent dans toutes les maisons, dans tous les magasins, échoppes, véhicules. Impossible de passer au travers de ces icônes vénérées et très respectées.
Culture et spiritualité sont si imbriquées que les Tibétains agissent et pensent parfois comme des bouddhistes sans en avoir conscience. Vouloir faire disparaître cette spiritualité c'est vouloir casser leur culture, leurs codes culturels, leurs langages, leurs connaissances, leur processus d'expression et de vie.
Il n'est pas question d'idéaliser cette société et de croire qu'elle n'est faite que de compassion, de bons sentiments ou de conscience de l'impact de ses actes et de ses pensées. Les Tibétains sont avant tout des hommes. Certains sont indubitablement de grands sages, d'autres beaucoup moins. Et ce, qu'ils soient laïcs ou moines.
Regarder ce "roi des moines" sans avoir compris tout cela ne peut qu'amener à des raisonnements erronés. Il n'est pas ici question de croyance partagée mais de perception d'un univers complètement différent du nôtre et pas forcément meilleur ou pire parce qu'empreint de spiritualité quand nous nous défendons mordicus notre laïcité.
- "Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle" : M. Y est inculte et profite de notre ignorance pour diffuser sans vergogne l'argument mensonger des autorités chinoises qui justifient ainsi leur invasion du Tibet. Son assertion est totalement fausse.
Petit rappel historique pour ceux que ça intéresse. Comme l'explique Laurent Deshayes (professeur diplômé en géostratégie et relations internationales, auteur d'une Histoire du Tibet chez Fayard) la Chine impériale a, certes, toujours été une pièce maîtresse de ce qui se jouait au Tibet mais pas le maître des lieux.
Au XIe siècle, les Tibétains et les Mongols ont noué une relation dite de "religieux-protecteur".
C'est au XVIIIe siècle que les tentatives de contrôle du Tibet par l'empire chinois ont été les plus nombreuses. L'empereur considèrait en effet que le Tibet faisait partie intégrante de l'empire. A cette époque, le Kham oriental et l'Amdo ont d'ailleurs été inclus dans le cadre administratif provincial chinois. Cette tutelle a peu été remise en question au cours du siècle parce qu'elle était avant tout symbolique.
En 1793, une tentative d'établir un protectorat a échoué parce que la Chine n'avait pas les moyens de sa politique et que les Tibétains n'accordaient aucun crédit à l'autorité chinoise. "Que la Chine ait unilatéralement déclaré que le Tibet est une de ses provinces ne suffit donc pas à en faire un pays dépendant de Pékin" écrit Laurent Deshayes. D'autant qu'à cette période la Chine n'arrivait même pas à assurer son devoir de protection.
Mais la situation en Asie a évolué (Britanniques en Inde ; Russes en Mongolie) et le Tibet ne s'en est pas préoccupé, se croyant à l'abri de toutes ces tensions. Résultat, en 1890, la Grande-Bretagne et la Chine ont signé un traité fixant les frontières entre le Tibet et le Sikkim (petit royaume sous protectorat anglais) sans le Tibet. Le Pays des neiges souffrait à cette époque d'une absence de dirigeants (les 9e, 10e et 11e Dalaï Lama sont morts jeunes) et de luttes d'influence, ce qui a abouti à une reconnaissance officielle par le droit international de la tutelle chinoise pourtant inexistante. La situation est si grave qu'en 1913, le 13e Dalaï Lama se sent même obligé de rappeler au monde que son pays est indépendant. Peine perdue.
- "Parler "d'invasion" en 1959 pour qualifier un événement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant" : Ce qui est aberrant c'est que M. Y ait le culot de jouer les historiens alors qu'il n'a aucune connaissance même en histoire contemporaine ! C'est en 1950 que les troupes communistes chinoises ont envahi le Tibet et non en 1959 !
Féodalisme
- "Le régime chinois a décidé d'abolir le servage au Tibet" : ou comment travestir la réalité. Oui, le Tibet était un état féodal. Oui cela sous-entend qu'il y avait des serfs à la merci des grands seigneurs locaux (laïcs et non religieux) avec tout ce que cela implique comme exactions et injustices. Mais mettre au crédit des communistes chinois la fin de ce régime est une réécriture nauséeuse et abjecte de l'histoire de ces dernières années. M. Mélenchon reprend ici un des arguments favoris du PC chinois.
C'est omettre que le Dala¨Lama n'avait que 15 ans en 1950 et que l'âge requis pour diriger était de 18 ans comme le voulaient les lois du Tibet. S'il a finalement été intronisé plus tôt en raison des événements, il n'a jamais eu la possibilité de réformer son pays comme il l'avait souhaité et dit. Craignant pour sa vie, il a dû fuir en 1959.
C'est donc en Inde, à Mac Leod Ganj, près de Dharamsala, où s'installe le gouvernement tibétain en exil qu'il met en place un certain nombre de réformes (projet de constitution en 1961, réformée en 1963, renforcée en 1991 et aménagée en 2001) ; un parlement est ainsi créé en 1960 ; en 1963, les pouvoirs exécutif et législatif sont séparés ; les députés sont directement élus par les Tibétains en exil ; en 1991, le pouvoir judiciaire devient un pouvoir séparé et les députés élisent les membres du gouvernement jusqu'alors désignés par le Dalaï Lama ; en 2001, le Premier ministre est élu au suffrage universel direct par les membres de la communauté en exil ; etc.
- "L'autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendu paradis de la non-violence" : Ah oui, la fin de ces éternelles guerres intestines, luttes seigneuriales et religieuses qui ont ensanglanté le pays et l'ont presque livré aux Chinois sans résistance. Pour quoi ? Pour d'autres horreurs bien pires encore. La peur dans les yeux, la cruauté et la méfiance partout et à chaque instant, les déportations dans les camps de travail (laogai), la confiscation des céréales, la famine, l'élimination massive des "contre-révolutionnaires", les exécutions sommaires, les viols, les avortements forcés, les accouplements contraints sur la place publique entre moines et nonnes, les thamzing (ces horribles jugements populaires appliqués par les communistes chinois à la population et aux prisonniers tibétains au cours desquels jamais l'armée ne se chargeait de frapper à mort un individu mais obligeait les voisins, amis, frères, soeurs, pères, mères, fils ou filles à le faire), les transferts de populations, les villages et les milliers de monastères rasés, le patrimoine culturel et religieux ancestral détruit, etc.
Et aujourd'hui, toutes ces ignominies n'ayant pas eu raison des Tibétains, les autorités chinoises ont activé la sinisation à outrance du Tibet pour qu'enfin sa culture et son identité soient définitivement rayées de la carte du monde. Oui, c'est sûr il a raison ce Mélenchon, la "libération pacifique du Tibet", selon la rhétorique chinoise, a sauvé ce Pays des neiges moyenâgeux de la démocratie.
Théocratie
- "Un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet", "la version tibétaine de la charia" : Oui le Tibet s'apparente à une théocratie puisque le Dalaï Lama est à la fois le chef spirituel et temporel du Tibet (depuis 1578). Doit-on à ce titre tolérer les massacres, le génocide culturel, la répression, l'invasion ? Que fait M. Y du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ?
Il est proprement impossible de comprendre le Tibet et les Tibétains avec nos acquis culturels de Français laïcs. Il faut mettre entre parenthèses nos préjugés pour pouvoir observer objectivement cette société totalement imprégnée d'une spiritualité absconse pour nos esprits cartésiens. Faire un parallèle avec l'islam ou "l'Ayatollah Khomeiny" s'avère alors d'une ineptie honteuse. D'abord parce qu'à vivre au côté des Tibétains exilés, on découvre qu'ils aiment fondamentalement et avec ferveur leur leader spirituel sans autre contrainte que celle de leur héritage culturel. Rien ne les oblige à suivre le Dalaï Lama, d'ailleurs le congrès de la jeunesse tibétaine est en désaccord avec lui puisqu'il réclame l'indépendance et non l'autonomie et critique la "voie du milieu", le sacro-saint dialogue avec la Chine prôné sans faille par le Dalaï Lama.
Mélenchon aurait dû prendre le temps de les cotôyer, de les écouter et de les découvrir avant de les juger. Il aurait vu et compris qu'on ne peut comparer ce régime à celui de l'Iran. Il n'y a pas de "charia" dans le bouddhisme, pas de dogmes, ni de prosélytisme. Mais oui il y a de la spiritualité à tous les niveaux, dans tous les gestes et actes quotidiens de la vie. C'est un élément constitutif et incontournable de leur culture et de leur existence. Une évidence. Cette spiritualité les accompagne et les guide de la naissance à la mort. Elle s'exprime dans des rituels et des habitudes qu'on peut avoir du mal à saisir. Elle rythme et façonne chaque instant de la journée, de la semaine, de l'année. Les images du Dalaï Lama et d'autres bouddhas trônent dans toutes les maisons, dans tous les magasins, échoppes, véhicules. Impossible de passer au travers de ces icônes vénérées et très respectées.
Culture et spiritualité sont si imbriquées que les Tibétains agissent et pensent parfois comme des bouddhistes sans en avoir conscience. Vouloir faire disparaître cette spiritualité c'est vouloir casser leur culture, leurs codes culturels, leurs langages, leurs connaissances, leur processus d'expression et de vie.
Il n'est pas question d'idéaliser cette société et de croire qu'elle n'est faite que de compassion, de bons sentiments ou de conscience de l'impact de ses actes et de ses pensées. Les Tibétains sont avant tout des hommes. Certains sont indubitablement de grands sages, d'autres beaucoup moins. Et ce, qu'ils soient laïcs ou moines.
Regarder ce "roi des moines" sans avoir compris tout cela ne peut qu'amener à des raisonnements erronés. Il n'est pas ici question de croyance partagée mais de perception d'un univers complètement différent du nôtre et pas forcément meilleur ou pire parce qu'empreint de spiritualité quand nous nous défendons mordicus notre laïcité.
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