Le Tibet sacrifié sur l'autel de l'économie
Sarkozy assistera à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin le 8 août. Un lapidaire communiqué glissé aux journalistes présents au sommet du G8 dans le Nord du Japon l'a annoncé sans faire la moindre allusion à la situation au Tibet. Bah quoi ? Ce ne sont quand même pas des centaines de morts et des milliers de prisonniers (plus de 5 000) qui allaient dicter la ligne de conduite à adopter à un homme deux fois président ! Qu'est-ce qu'ils croyaient ces gugus en robes ? Que le dirigeant de la France et de l'UE allait sacrifier la sacro-sainte économie sur l'autel des mélodieuses litanies tibétaines, d'ailleurs totalement incompréhensibles ?
Et dire qu'il s'est trouvé quelques droits de l'hommistes assez naïfs pour y croire jusqu'au dernier moment ! Naïfs et surtout complètement stupides ! Comment a-t-on pu espérer que le monde occidental et cet illustre Sarkozy accordent un quelconque crédit à ces moines, ces nonnes, ces hommes et ces femmes des hauts plateaux tibétains désespérés au point d'être prêts à sacrifier leur vie pour qu'on entende leur cause. On aurait au moins pu leur dire à ces Tibétains qui n'en peuvent plus de souffrir dans leur être et dans leur chair, d'être spoliés dans leur pays, niés dans leur identité culturelle et spirituelle, humiliés, torturés et tués que ce bas monde n'est pas inspiré par bouddha mais par économie. Que les morts, ici, on s'en préoccupe le temps de faire du fric avec quelques reportages sanguignolents mais qu'on préfère vite oublier. D'ailleurs, ici, on a pour habitude d'occulter la mort, de ne pas la voir en face. C'est crade, ça nous dérange. Et puis sincèrement balancer deux avions dans des tours américaines, ça, ça fout les pétoches. Alors qu'apprendre que des êtres humains à la peau basanée, aux yeux bridés, appelés Tibétains, ont été tirés comme des lapins par la police politique chinoise, envoyés en masse dans de sordides prisons et torturés (ah si si, ça existe encore ce truc), tout ça parce qu'ils ont osé manifester, et même parfois un peu violemment, franchement, on s'en fout.
Et dire qu'il s'est trouvé quelques droits de l'hommistes assez naïfs pour y croire jusqu'au dernier moment ! Naïfs et surtout complètement stupides ! Comment a-t-on pu espérer que le monde occidental et cet illustre Sarkozy accordent un quelconque crédit à ces moines, ces nonnes, ces hommes et ces femmes des hauts plateaux tibétains désespérés au point d'être prêts à sacrifier leur vie pour qu'on entende leur cause. On aurait au moins pu leur dire à ces Tibétains qui n'en peuvent plus de souffrir dans leur être et dans leur chair, d'être spoliés dans leur pays, niés dans leur identité culturelle et spirituelle, humiliés, torturés et tués que ce bas monde n'est pas inspiré par bouddha mais par économie. Que les morts, ici, on s'en préoccupe le temps de faire du fric avec quelques reportages sanguignolents mais qu'on préfère vite oublier. D'ailleurs, ici, on a pour habitude d'occulter la mort, de ne pas la voir en face. C'est crade, ça nous dérange. Et puis sincèrement balancer deux avions dans des tours américaines, ça, ça fout les pétoches. Alors qu'apprendre que des êtres humains à la peau basanée, aux yeux bridés, appelés Tibétains, ont été tirés comme des lapins par la police politique chinoise, envoyés en masse dans de sordides prisons et torturés (ah si si, ça existe encore ce truc), tout ça parce qu'ils ont osé manifester, et même parfois un peu violemment, franchement, on s'en fout.
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