Du bonheur dans le malheur...
Le Tibet à la Une
Le malheur ce sont les arrestations des marcheurs en Inde et surtout la violente répression des moines et des manifestants au Tibet (à Lhassa et dans d'autres régions). On fait état de plusieurs morts, sans parler des arrestations arbitraires. Et qui dit arrestations par les Chinois, dit vi
Le bonheur c'est que jamais les médias n'ont autant parlé du Tibet. Radios (infos et émissions), sites Internet, et sûrement télés (j'ai pas la TV !!) multiplient les dépêches sur le Tibet évoquant les manifestations de Tibétains (essentiellement des moines) qui s'indignent de la nouvelle vague de répression qu'ils subissent (monastères fermés, surveillances accrues, etc.) et qui exigent le retour de leur chef spirituel et temporel H. H. Dalaï Lama. Les Tibétains en ont RAS-LE-BOL, 60 ans d'occupation ça suffit !! Cette fois le monde le sait ! Enfin ! Quand on observent qu'ils osent sortir des drapeaux tibétains - fait hautement répréhensible puisqu'ils risquent d'être condamnés aux travaux forcés - on se dit qu'il y a de la souffrance et du malheur à foison. Avec ces JO (pas condamnés par le Dalaï Lama) souffle un nouveau vent d'espoir, une dernière et unique opportunité de faire entendre leurs voix, leur combat pacifique, leur souhait de ne plus subir le joug chinois, de pouvoir vénérer le DalaÏ Lama, préserver leur culture et leurs traditions...
Le malheur c'est que le Tibet est à nouveau bouclé. La machine répressive chinoise vient de passer la cinquième. Le pouvoir chinois sent sa légitimité remise en cause, ça la fout mal à l'approche des JO (août), ça ternit son image... Mais les Tibétains, à n'en pas douter, vont trinquer et dans le silence et la plus absolue indifférence. Qu'est-il advenu des moines de Birmanie ? Le régime a-t-il changé sa façon de faire et d'agir ? Nada ! Wallou ! Quetch' ! Mais que font les démocraties (les quoi ?) ? que font les instances internationales (c'est quoi ça ?) ? Où sont nos priorités ? Où sont les rêves d'humanité ? On fait la morale au Tchad mais pas à la Chine. Deux poids, deux mesures.
Le bonheur... c'est qu'il y a toujours encore un tout petit peu d'espoir...
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