Venu présenter devant le Parlement européen, jeudi 10 juillet à Strasbourg, les priorités de la présidence française pour l'Union
Européenne, et au lendemain du déni chinois au président de la République française de rencontrer le Dalaï-Lama sous peine d'annulation de marché économique entre la France et la Chine,
Nicolas Sarkozy a été pris à partie par Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé et coprésident du groupe des Verts, qui lui reproche d'assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, le 8
août à Pékin.
« Chacun a le droit d'avoir un regard sur la meilleure façon » de défendre les Droits de l'Homme, lui a répondu le président français qui a estimé « ce n'est pas par l'humiliation de la Chine que
l'on fera progresser la question des Droits de l'Homme ».
Puis, Sarkozy a demandé à Daniel Cohn-Bendit de préparer avec le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, une liste de prisonniers politiques dont il demanderait la libération à
Pékin. « Je parlerai de la façon que j'estime appropriée avec le président chinois », a-t-il promis (?).
En attendant, cette émouvante déclaration de Cohn-Bendit est à écouter et à réécouter. Courage et espoir... ça fait du bien.